Rencontre Modularsquare

Ce n’est pas nouveau puisque cet évènement fut annoncé depuis une discussion du forum autour des appareils modulaires . Mais cette journée fut si intense que je désirais en reparler depuis un contexte différent .

A l’annonce de cette journée, je me suis souvenu d’un numéro de Keyboards Magazine du début des années 90 où l’on trouvait un reportage intéressant de plusieurs pages sur la collection personnelle d’Olivier Grall et d’excellents conseils émanaient de cet article pour celui qui désirait se lancer à la conquête et l’exploration de son imagination sonore .

Avec un accueil toujours aussi exemplaire de la part de l’équipe de Modularsquare dans les locaux de MESI, je m’attendais à trouver plus de monde que d’habitude . Mais la météo en a peut-être détourné quelques uns par sa clémence . Après une sobre présentation avec l’assistance, Olivier Grall nous relate l’historique de MOOG et de la synthèse sonore assez détaillée en s’appuyant sur son module MOOG 5U ainsi qu’avec sa culture .

Honnêtement, c’est digne d’un bon roman ponctué de rebondissements puisque vous n’êtes pas sans savoir que l’entreprise MOOG a eu une vie mouvementée malgré la légende de sa production . Donc, il y avait pas mal de choses à relater, écouter, savoir et ressentir: cela commençait vraiment bien mais nous étions impatients d’entendre les sonorités des modules présents à quelques mètres et déjà sous tension .

Le matériel a donc eu le temps de chauffer !

Modulaire MOOG nécessitant 4 cabinets _

Après une petite pause, nous reprenons pour de véritables essais en soufflerie avec la mise en service et le câblage progressif de chaque module . Et comme on peut l’entendre sur la Vidéo contenant ces moments, une question revient souvent un peu partout: « Oui mais le son MOOG, c’est quoi ?

Alors déjà, il faut savoir que le modulaire présenté était doté de 10 oscillateurs contre beaucoup moins de LFO et d’enveloppes . Durant les premières sonorités, seuls trois oscillateurs furent utilisés et Olivier nous les fit écouter seul puis ensemble et il nous apparut qu’il fallait déjà les accorder entre eux et que leur résolution sonore n’était vraiment pas propre !

Nous arrivons donc à la conclusion que ces imperfections font complètement partie de l’esthétique sonore MOOG et notamment de ce modulaire . C’est donc par exemple incomparable avec un MOOG Voyager ou Sub Phatty .

Tous les contrôleurs entourant les quatre cabinets ont été utilisés: que ce soit le contrôleur à ruban, la percussion MOOG, le joystick ainsi que le module supplémentaire s’appelant le BODE Shifter, très, très impressionnant par les sons restitués .

Petit à petit et au fur et à mesure de la progression de la démonstration, le son s’épaississait et nous étions tous d’accord pour avoir entendu une texture sonore particulière répondant au nom du son MOOG . Bien évidemment, la majeure partie de l’assistance connaissait cette caractéristique, cette empreinte sonore qui ne fut pas usurpée .

Je ne vais pas m’étendre sur ce phénoméne au risque d’être un peu lourd mais il faut savoir que cette journée a été possible grâce à l’aimable accueil du personnel de ces lieux: ils font le maximum à chaque fois (MOOG ou pas MOOG) mais cette fois-ci, nous sommes restés près de quatre heures durant à écouter, deviser devant ce modulaire MOOG 5U .

 

Les questions ont fusées au fur et à mesure de la progression de cette séance et pratiquement tout pouvait être abordé; du plus simple au domaine le plus érudit donc aucune pudeur devant ce matériel faisant partie de l’histoire musicale . Vous pouvez retrouver plus de détails en ce qui concert le propriétaire de cet ensemble MOOG par ICI .Je peux vous dire qu’après une telle journée, la vision des lieux en sculpture sonore peut bien changer _

Nos joyeux organisateurs de ces animations se retrouvent également dans les liens suivants .

http://www.modularsquare.com/blog/

http://www.mesi.fr/

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